Énergie & sécurité
Détroit d'Ormuz
20 % du pétrole mondial transite par ce couloir de 39 km. Toute fermeture fait s'envoler les prix de l'énergie et bouleverse la géopolitique mondiale.
Dernière mise à jour :
Un point de passage sans alternative
Le détroit d'Ormuz relie le golfe Persique à l'océan Indien. Environ 20 % du pétrole brut mondial et un tiers du GNL y transitent. Il n'existe aucun pipeline contournant complètement ce passage : les oléoducs des Émirats et d'Arabie saoudite n'absorbent qu'une partie des flux.
Les moyens de pression
L'Iran dispose de vedettes rapides, de mines marines, d'antiships missiles côtiers et de sous-marins de poche. Une fermeture, même partielle, suffit à faire doubler les cours. C'est l'arme asymétrique par excellence d'un pays qui ne peut pas rivaliser avec la marine américaine en haute mer.
Les conséquences d’une crise
Une fermeture de 30 jours pousserait le baril au-delà de 150 $ et relancerait l'inflation mondiale. Les pays les plus exposés : le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, la Chine. L'Europe, déjà importatrice de GNL américain et qatari, serait moins frappée qu'en 1973 ou 1979 mais subirait un choc significatif.
Pays et acteurs liés
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