La mer Rouge, goulet d'étranglement du commerce mondial
Pourquoi un détroit de 30 km paralyse 12 % du trafic maritime mondial.
La mer Rouge est devenue, depuis fin 2023, l'un des points de crise les plus significatifs de la géopolitique mondiale. Les attaques des Houthis yéménites sur le trafic commercial ont transformé ce corridor maritime en zone à risque.
Pourquoi est-ce stratégique ?
Le canal de Suez, au nord, et le détroit de Bab el-Mandeb, au sud, forment un passage obligé pour 12 à 15 % du commerce mondial. Chaque jour, environ 9 millions de barils de pétrole transitent par cette zone.
Le détroit de Bab el-Mandeb (Bab al-Mandab en arabe) sépare le Yémen (nord) de Djibouti et de l'Érythrée (sud). Sa largeur n'est que de 30 km — un point de passage extrêmement réduit pour les navires de commerce.
Les acteurs en jeu
Les Houthis — Le mouvement武装 yéménite, soutenu par l'Iran, justifie ses attaques comme un soutien à la Palestine face au conflit Israël-Gaza. Ils contrôlent le nord du Yémen et disposent de missiles balistiques et de drones.
L'Égypte — Le canal de Suez génère environ 9 milliards $ de recettes annuelles. Le contournement par le Cap de Bonne-Espérance réduit ces revenus de 30 à 40 %.
Les alliés navals — Opération « Prosperity Guardian » (USA, France, Royaume-Uni, etc.) pour protéger le trafic.
La Chine et la Russie — Présence militaire accrue mais posture ambiguë face aux Houthis.
Impact économique
Le contournement par le Cap de Bonne-Espérance allonge les trajets de 10 à 14 jours. Le coût du fret a bondi de 200 à 400 %. Ces hausses se répercutent sur les prix des produits importés en Europe.
Perspectives
Tant que le conflit israélo-palestinien perdure et que les Houthis conservent leur capacité militaire, la mer Rouge restera une zone à risque. La stabilité du commerce mondial dépend de la désescalade régionale.
Sources
Pour aller plus loin
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